NICK HUARD

ANIMATEUR D’ATELIERS ET CRÉATEUR DE CAPTEURS DE RÊVES POUR LE PROJET DE CANADA 150 INTITULÉ CAPTEUR DE RÊVES

L’artiste mi’kmaq Nick Huard est né à Restigouche dans le clan de l’Ours. Après avoir passé sa petite enfance dans une réserve de la Gaspésie, il a été envoyé dans deux pensionnats, l’un anglais et l’autre français, ce qui a eu pour effet de lui faire apprendre les deux langues officielles, qu’il parle avec aisance, mais aussi, malheureusement pour lui, de lui faire perdre sa langue maternelle, le mi’kmaq. Il a par la suite fréquenté le Collège Bourget à Rigaud, au Québec. Il tient de son grand-père sellier et bottier et de son père maître-ébéniste de respecter profondément sa culture et l’environnement. Il a travaillé pendant de nombreuses années comme preneur de son respecté et recherché pour la télévision et le cinéma, ce qui l’a mené dans le monde entier et dans des endroits éloignés du Nord. Pendant ses déplacements, il a mis en commun avec les nombreuses personnes qui l’accompagnaient non seulement ses compétences techniques, mais aussi ses connaissances en matière de survie et de protocole. Nick crée des capteurs de rêves depuis de nombreuses années et il se consacre à son art depuis déjà un certain temps. Ses capteurs de rêves sont fabriqués à la main à partir de matériaux naturels et traditionnels (cuir cru, turquoises polies, coquillages, os) et aucun animal n’est tué ou mutilé pour obtenir les éléments servant à leur fabrication.



NICK HUARD



Huard a été le premier autochtone à faire partie du Conseil de la sculpture du Québec. Ses œuvres ont été exposées au Louvre, à Paris, dans le cadre d'une exposition d'art autochtone. Il a une exposition permanente au Musée McCord de Montréal ainsi qu'à la Galerie St. Merri de Paris. Il a créé sur commande des artefacts autochtones authentiques pour des films tels Big Bear, Grey Owl, Battlefield Earth (Terre, champ de bataille), The Fountain (La fontaine), One Dead Indian, Nouvelle-France, Fortier et Viking (IMAX) ainsi que Hochelaga. Ses œuvres se retrouvent dans les bureaux de nombre d'entreprises autour du monde et aînés, guides spirituels et enfants s'intéressent à son travail et fréquentent « The Hawk’s Nest », son atelier et galerie de Kahnawake, au Québec. Le livre de Cath Oberholtzer, Dream Catchers: Legend, Lore and Artefacts comporte des illustrations de plusieurs de ses capteurs de rêves. Plus récemment, Nick a travaillé à la création de « The Spirit Pipe » (Le calumet de l'esprit), une œuvre d'un grand symbolisme et chargée de sens pour le Canada; le bol a été sculpté dans un morceau de grès qu'il a trouvé au Mémorial national de Vimy, France, en 2005, alors qu'il participait à la Tournée spirituelle autochtone d'Anciens Combattants Canada. Le calumet a la forme de la tête d'un aigle.

Nick a enseigné l'art autochtone à de nombreux enfants à la Kahnawake Survival School, à des enfants des commissions scolaires de langue française et de langue anglaise du Québec ainsi qu'à des enfants du primaire en France et au Venezuela. Il travailler régulièrement comme enseignant et conseiller au Musée McCord de Montréal et il enseigne régulièrement l'art autochtone aux professeurs de l'Université McGill et des commissions scolaires de tout le Québec. Au Membertou Trade and Convention Centre de la Première nation de Membertou, il a travaillé pendant sept ans avec des enfants pour créer un capteur de rêves de 12 pieds qui est la base de « The Dreams of the Children of Membertou » (Les rêves des enfants de Membertou).

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